Mbacké, l’unique commune du Sénégal qui n’a pas de gare routière règlementaire

La ville de Mbacké, aujourd’hui une des villes du Sénégal qui n’a pas de gare routière depuis des années. Cela remonte du temps du défunt maire Ibrahima Gueye  vers 2012 avec sa fameuse décision d’extension du marché centrale de Mbacké avec l’appui de l’ADM (Agence de Développement Municipal). Depuis lors la ville peine à inaugurer sa nouvelle gare routière située sur la corniche de Touba Mbacké à  hauteur de la station Touba Oil. L’ancienne gare routière avait fait de la ville un carrefour où toutes les destinations se croisées que ce soient  le Saloum, Diourbel, Djolof et le Ndiambour. Le commerce était très florissant et profitait beaucoup aux habitants même aux étrangers venus s’installés pour des raisons économiques. C’est le cas des libano syriens, des mauritaniens et des maliens. Mais depuis sa délocalisation, les choses ont régressées et le tissu économique s’est détérioré. Ce sont les abords de la route nationale à hauteur de la Mosquée de Mbacké Khewar qui servent de gare routière, un espace réduit qui n’a pas le profile . Ceci a affecté les populations qui vont jusqu’à Touba pour avoir un moyen de transport. Ceci avait soulevé des mécontentements de la part des chauffeurs, transporteurs et habitants mais rien n’a été fait. La nouvelle gare routière qu’on espérait voir les travaux terminés et son inauguration a été mise en bail par l’actuel maire à un promoteur privé qui en a érigé une station de vente de carburant et des chambres de passage, des magasins aux alentours loués à des commerçants. Une perte énorme pour les populations de la ville qui ne savent plus à quel saint se vouer. Est-ce qu’on peut compter sur des autorités qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels au détriment des populations qui les ont élus. Une insécurité aussi pour les voyageurs qui arrivaient à destination sont largués dans les rues et des fois en des endroits où les malfrats élisent domicile. Des agressions récurrentes sont constatées de jour comme de nuit. Les autorités locales comme nationales gardent le silence face au calvaire des «mbackeois ».  Une ville sans un réseau de transport fluide peut-elle se développer.  C’est la question qu’on se pose ? Le transport en tant que moyens de communication engendre des recettes importantes pour une ville avec la promotion du petit commerce, des restaurants, des boutiques et même du transport urbain avec les taxis et motos Jakarta et les taxes versées dans les caisses de la municipalité.

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